AAC Formations vous rappelle pour vous renseigner AAC Formations vous rappelle pour vous renseigner

Évaluation des compétences : méthodes et bilan

Evaluation de compétences homme femme

Pourquoi évaluer ses compétences professionnelles

L’évaluation des compétences apporte une vision claire des atouts d’une organisation et des écarts à combler. Elle structure les échanges, fiabilise les décisions et sécurise les parcours.

S’adapter aux évolutions du travail

Les métiers changent vite. Les employeurs anticipent une modification de 39% des compétences clés d’ici 2030. Ce rythme soutenu pousse à cartographier les acquis et à suivre l’obsolescence des savoir-faire. Les priorités montent autour de la littératie numérique, de la pensée analytique et de la créativité.

Piloter les parcours et la mobilité internes

L’évaluation éclaire la GEPP - gestion des emplois et des parcours professionnels. Dans les entreprises d’au moins 300 salariés, une négociation dédiée intervient tous les trois ans. Le diagnostic de compétences alimente ces travaux et permet d’ajuster organisation, passerelles et plans de montée en compétences.

Répondre au cadre légal et conventionnel

Le Code du travail prévoit un entretien professionnel tous les deux ans, consacré aux perspectives d’évolution et aux besoins en compétences. Un état des lieux à six ans vérifie les actions menées. L’évaluation documente ces obligations et facilite la traçabilité.

Orienter la formation et la certification

Les résultats guident les choix de formation et l’accès à des certifications reconnues. Le bilan de compétences peut être financé via le CPF. Les certifications enregistrées au RNCP ou au Répertoire spécifique renforcent la valeur des parcours.

Outiller le recrutement et la mobilité externe

Des référentiels actualisés sécurisent les fiches de poste et affinent les critères de sélection. Les correspondances profil-emploi gagnent en précision. Les passerelles vers d’autres métiers deviennent lisibles.

Donner de la visibilité aux parties prenantes

Managers, représentants du personnel et fonctions RH partagent un langage commun. Les décisions s’appuient sur des données vérifiables plutôt que sur des impressions.

Repères utiles

Finalité Indicateurs observables
Adaptation aux évolutions Cartographie des compétences à jour, écarts mesurés par métier
Conformité juridique Traçabilité des entretiens biennaux, état des lieux à six ans
Optimisation des budgets formation CPF mobilisé, certifications RNCP/RS obtenues
Performance collective Qualité livrée, délais tenus, satisfaction interne

Les principales méthodes d'évaluation professionnelle

La cartographie des compétences repose sur un ensemble de démarches complémentaires. Chaque méthode produit des preuves différentes, utiles pour documenter les parcours et les décisions RH.

Entretien d’évaluation adossé à un référentiel

L’entretien d’évaluation apprécie l’atteinte des objectifs et le niveau de maîtrise attendu sur le poste. Il se distingue de l’entretien professionnel, dédié aux perspectives d’évolution et à la formation. L’usage d’un référentiel de compétences structure l’échange et garantit des critères observables.

Auto-évaluation structurée et référentiels métiers

L’auto-positionnement, réalisé à partir d’une grille explicite, aligne perception individuelle et attendus du poste. Des nomenclatures comme ESCO (classification européenne des aptitudes-compétences, certifications et professions) aident à décrire compétences, connaissances et emplois de manière standardisée et interopérable. Cette base commune facilite la comparaison des profils et des besoins.

Évaluation à 360 degrés

Le 360° agrège des retours de pairs, de la ligne managériale et parfois de clients internes. Cette approche collective met en lumière comportements professionnels, qualités relationnelles et écarts perçus. Elle complète l’entretien hiérarchique classique en élargissant les sources d’observation.

Tests et inventaires

Les tests d’aptitudes, de logique, de personnalité ou de langues mesurent des habiletés ciblées. Leur usage implique le respect du RGPD et des recommandations de la CNIL. Principes clés à respecter: finalités déterminées, minimisation des données, information transparente des personnes et base légale adaptée.

Mises en situation et assessment centers

Les mises en situation professionnelles évaluent la capacité à agir dans un contexte proche du réel, en continu ou lors de sessions dédiées. Les assessment centers combinent exercices, jeux de rôle et observations par des évaluateurs formés, pour apprécier compétences et potentiel. Ces modalités produisent des preuves concrètes et comparables.

Analyse des réalisations et e-portfolios

Les réalisations, livrables et preuves documentées tracent les contributions passées. Des Open Badges peuvent attester de compétences ou d’accomplissements, grâce à des métadonnées vérifiables conformes au standard 1EdTech Open Badges 3.0. Cette reconnaissance est lisible et portable dans le temps.

Validation des acquis de l’expérience

La VAE permet d’obtenir tout ou partie d’une certification sur la base de l’expérience. Un jury analyse un dossier de preuves et conduit un entretien, selon les règles fixées par les autorités compétentes. Le portail France VAE centralise les démarches et le suivi.

Repères de choix

Méthode Objet mesuré Données produites
Entretien d’évaluation Résultats, comportements attendus Grille notée, verbatims, plans d’objectifs
360° Perceptions croisées des comportements Agrégats anonymisés, écarts perçus
Tests Aptitudes ou traits ciblés Scores standardisés, seuils de réussite
Mises en situation Mise en œuvre opérationnelle Observations factuelles, critères atteints
Portfolio et badges Réalisations et preuves Échantillons, badges vérifiables
VAE Compétences capitalisées Décision de jury, blocs validés

Bonnes pratiques juridiques, côté données

Le traitement des données issues des évaluations doit rester proportionné, documenté et lisible pour les personnes concernées. L’information fournie, la durée de conservation et la base légale constituent des points clés de conformité.

Le bilan de compétences : un accompagnement structuré

Le bilan de compétences dresse un état précis des acquis, des motivations et des pistes d’évolution. Le dispositif s’adresse aux salariés, agents publics et demandeurs d’emploi, dans un cadre défini par le Code du travail.

Objectifs et périmètre

Le bilan vise l’analyse des compétences professionnelles et personnelles, des aptitudes et des motivations, afin de bâtir un projet professionnel et, si besoin, un projet de formation. Il ne constitue pas une action de formation, ni une VAE, ni un coaching.

Cadre juridique et financement

Le dispositif relève des articles R6313-4 à R6313-8 du Code du travail. Il peut se réaliser à l’initiative du salarié via le CPF, à l’initiative de l’employeur dans le plan de développement des compétences, ou dans un congé de reclassement. Une participation forfaitaire s’applique aux mobilisations CPF depuis 2024, avec des exceptions prévues.

Durée et formats

La durée maximale atteint 24 heures, réparties sur plusieurs semaines ou mois. Le bilan peut se dérouler sur ou hors temps de travail, en présentiel, à distance, ou en format mixte.

Déroulement en 3 phases réglementaires

Le Code du travail fixe trois étapes successives, conduites par le prestataire agréé.

1. Phase préliminaire. Clarification de la demande, cadrage du format et des modalités de réalisation.

2. Phase d’investigation. Exploration des compétences et scénarios d’évolution, vérification de la pertinence des options.

3. Phase de conclusions. Restitution, planification des étapes et conditions de mise en œuvre, avec possibilité d’entretien de suivi.

Synthèse des phases

Phase Finalité Principaux livrables
Préliminaire Cadrage de la démarche Calendrier, objectifs, modalités
Investigation Analyse et scénarios Inventaires, pistes validées
Conclusions Restitution et plan d’actions Document de synthèse, planification

Livrables, confidentialité et conservation

Les résultats appartiennent au bénéficiaire. Aucune transmission sans accord. Le prestataire détruit les documents à l’issue du bilan, hors document de synthèse conservé jusqu’à trois ans dans les cas prévus.

Relations employeur–salarié

Dans le cadre du plan de développement des compétences ou d’un reclassement, une convention tripartite encadre objectifs, durée, déroulement, suivi et modalités de remise des résultats. L’employeur ne peut pas réaliser lui-même le bilan d’un salarié.

Choisir un prestataire

L’accès à des financements publics ou mutualisés suppose une certification Qualiopi couvrant la catégorie bilan de compétences. La certification s’impose depuis le 1er janvier 2022 et figure sur une liste publique. N’hésitez pas à choisir AAC Formations, organique Qualiopi de la première heure !

Conclusion

L’évaluation des compétences apporte une visibilité sur les acquis et des écarts observables, utiles pour piloter les emplois et la formation. Les organisations disposent d’un langage commun et de données traçables, favorisant des décisions plus lisibles, la conformité aux obligations et une meilleure allocation des ressources.

Les méthodes se complètent et produisent des preuves différentes : entretien adossé à un référentiel, auto-positionnement guidé, 360 degrés, tests ciblés, mises en situation, portfolio et VAE. L’ensemble documente les parcours, la mobilité et l’accès aux certifications, sans se limiter à une seule approche.

Le bilan de compétences ajoute un cadre structuré : trois phases, durée encadrée, confidentialité et livrables dédiés. Les résultats éclairent un projet professionnel ou un projet de formation, avec des possibilités de financement via le CPF selon les cas. Cette brique s’insère naturellement dans une politique de compétences cohérente et suivie.